Eldorado

Dans Eldorado, l’entrepreneur Aschenbrenner – « brûleur de cendres » – envisage de transformer une large zone dévastée par la guerre en complexe industriel et immobilier. Son collaborateur Anton n’est pas à la hauteur des ambitions peu scrupuleuses de son patron. La femme d’Anton, Thekla, renonce quant à elle à sa carrière de pianiste tout en se faisant humilier par sa seule élève, Manuela. Greta, la mère de Thekla, et son amant Oskar ne rêvent que d’une chose : s’accaparer les actions des terrains constructibles. Après le suicide d’Aschenbrenner, cela devient possible. Sauf que ce dernier vient hanter le quotidien d’Anton, qui peu à peu sombre dans la folie…

Jusqu’ici, tout paraît évident, on croit déjà voir les histoires se dessiner. Mais l’art de Mayenburg consiste à déjouer l’attente du lecteur : les plus sympathiques ne sont pas ceux que l’on croit, la santé mentale n’est pas non plus là où on l’attendait, et des scènes franchement comiques sont suivies de moments effrayants. Entre théâtre réaliste et rêve éveillé.

D’après un texte de Marius Von Mayenburg.

Traduction de Laurent Muhleisen.

Avec Chloé Porée, Elie Chapus, Jimmy Lemos, Laurie Waldung.

Mise en scène collective du Corpus Urbain dirigée Chloé Porée.

Régisseur général : Mathieu Ferrasson.

Collaboration artistique : Paulette Wright, Gauthier Lefèvre, Joseph Porée, Pascal Adam, Véronique Didier.


Le spectacle est soutenu par la région Grand Est et le département de la Marne.

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté, http://www.arche-editeur.com.

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