Débris

Le Spectacle :

Dans une cage blanche assaillie de projections d’images : un frère et une soeur livrés à eux-mêmes nous racontent leur enfance inondée par une violence omniprésente. Télévision folle, fantasme d’une vie meilleure, ce cube blanc est scruté par un inquiétant oeil extérieur.

Abandonnés, abusés, Michael et Michelle ressassent leur passé aux frontières du soutenable, dans différentes versions, tour à tour tragiques ou burlesques mais toujours dérangeantes et tentent ainsi de trouver un sens à leur condition.

Dans Débris, Dennis Kelly use d’images théâtrales fortes pour interroger la dissolution des rapports familiaux pervertis par la télévision, la religion ou encore la violence sociale. Avec cet humour noir qui le caractérise, il nous rend témoins d’un récit des origines, où persiste l’espoir que tout n’est pas écrit d’avance.

Michael : « J’avais même cru un moment qu’on venait au monde par le miracle de la conception, la gestation et l’accouchement. Je savais désormais que ce n’était pas le cas. Comme les champignons, les enfants poussent sur les déchets. Ils se construisent peu à peu à partir de feuilles pourries, de canettes de Coca, de seringues usagées et d’emballage de Monster Munch. »

 

Note du Collectif :

Dennis KELLY est un auteur auquel nous sommes très attachés. Il nous marque par son écriture, son franc parler, et les sujets qu’il soulève avec l’humour noir qui le caractérise.

Le sacrifice de la maternité, le parasitisme de l’enfance et le mystère de l’amour filial, sont au coeur de cette pièce.

La télévision omniprésente participe à la dissolution des liens de cette famille. Fantasme d’une vie meilleure, c’est un ennemi toujours présent, personnage à part entière de la pièce.

L’histoire a une chronologie inversée : la dernière scène Au commencement et la première Crusuicifixion ; nous invitent à faire un chemin de croix inversé.

Le dispositif scénique met en avant le profond isolement des personnages, leur enfermement. Une boîte blanche faite d’écrans de télé, bordée de caméras de surveillance.

Le spectateur est immergé dans les angoisses des personnages, il est pris à parti, otage et finalement voyeur. Peu de pistes lui sont laissées : personnages en hôpital psychiatrique, en cellule d’isolement ou cobayes d’un nouveau show télé aux ambitions plus que déplacées.

Le sentiment d’expérience est renforcé par une création sonore dont la diffusion aléatoire déconnecte du quotidien, bouleverse les habitudes. La création prend place dès l’accueil du public et jusqu’à sa sortie ; jusqu’à troubler les applaudissements.

 

D’après un texte de Dennis Kelly.

Traduction de Philippe Le Moine et Pauline Sales.

Avec Pauline Drach et Jimmy Lemos.

Mise en scène collective du Corpus Urbain dirigée par Jimmy Lemos, Chloé Porée, et Laurie Waldung.

Création son et lumière : Mathieu Ferrasson.

Création vidéo : Romaric Pivant.

Scénographie : Cerise Guyon.

Collaboration artistique : Stéfany Ganachaud, Danièle Israël.

Le teaser :

Interviews :

 

 


 

Le spectacle est co-produit par la Comédie de Reims, par la Compagnie Théâtr’âme et soutenu par la DRAC Grand Est, la région Grand Est, le Département de la Marne, et la ville de Reims et la SPEDIDAM.

Le collectif du Corpus Urbain tient à remercier la filature de Bazancourt, le centre culturel numérique Saint-Ex, la Fileuse de Reims et la maison de quartier Jean Jaurès, Fanny Thétard, Benoît Grisonnet, Jennifer Minard, Francis Waldung, Manuela Soares, Nicolas Poix, Gilles Gautier, Ionah Melin, Hugo Louvel, Aassif Benassarou, Malik Labiod et l’ensemble de l’équipe de la Comédie de Reims, l’équipe de NTC, l’équipe de Césaré, Sylvie Cornu, Matthieu Poupinel-Descambres, Thomas Lesous.

Spectacle sélectionné et soutenu par la Région Grand Est dans le cadre du Festival Off d’Avignon. Cette opération s’inscrit dans la démarche d’accompagnement, par la Région Grand Est, des PME culturelles régionales sur les marchés d’envergure.

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté, http://www.arche-editeur.com.